
Ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire
En 2010, le montant global des dépenses pour protéger l’environnement réalisées par les industries agroalimentaires a atteint 757 millions d’euros. Les trois quarts de ce montant correspondent aux dépenses courantes (taxes et dépenses de fonctionnement) et un quart aux investissements et études.
En baisse les deux années précédentes, la consommation d’énergie par les établissements agroalimentaires et les scieries augmente significativement entre 2009 et 2010, pour atteindre 5,3 millions de tonnes équivalent-pétrole (tep).
En 2010, la surface des vergers en France métropolitaine est de 134000 hectares soit 28000 hectares de moins qu’en 2000. Hormis pour le kiwi et la noix, toutes les superficies d’arbres fruitiers diminuent.
La part du travail fourni par les chefs d’exploitation et coexploitants et par les salariés permanents ou occasionnels est plus élevée en 2010 qu’en 2000. En contrepartie, la contribution des aides familiaux au travail agricole recule.
En 2010, 21 % des exploitants vendent en circuit court. Les producteurs de légumes ou de miel sont les plus engagés dans ce type de distribution. Les agriculteurs du Sud-Est et d’outremer utilisent plus souvent ce mode de vente. Les exploitations sont en général plus petites et plus gourmandes en main-d’oeuvre. La vente à la ferme est le mode de commercialisation principal.
En 2008, seul un tiers des aviculteurs tire un revenu principal de l’atelier avicole. Ces exploitations spécialisées sont plus ou moins fréquentes selon les types de production et les régions. Elles ont en commun des ateliers avicoles plus grands, des chefs qui sont plus souvent des femmes, un statut individuel plus courant et une implication plus forte dans les circuits courts.
Après une forte remontée en 2010, le revenu agricole moyen par actif s’établirait à 30200 euros par actif en 2011. Malgré la bonne tenue des prix et une activité dynamique, la hausse des coûts de production pénalise le revenu des productions végétales comme des productions animales.
Depuis dix ans, les performances économiques des exploitations se sont améliorées. Parallèlement, l’agrandissement et la tendance à la spécialisation des exploitations se poursuivent à un rythme ralenti par rapport à la décennie précédente. Mais la spécialisation ne se traduit pas par une concentration géographique sauf en élevage laitier et hors sol.
Près de 85 000 exploitations cultivent 780 000 hectares de vigne destinée à la production de vin. La filière vin est très spécialisée. Les indications géographiques sont majoritaires.
L’agriculture ultramarine mobilise 34 200 emplois à temps plein sur les départements des Antilles, de la Guyane et de La Réunion et 13 400 à Mayotte. Elle se déploie sur 24 800 exploitations dans les quatre départements et 15 700 à Mayotte. Elle compte toujours de nombreuses petites unités en Guadeloupe et à La Réunion. La concentration des terres est la plus forte à la Martinique. En Guyane, le nombre de petites exploitations vivrières grandit au rythme de la croissance démographique notamment à l’intérieur des terres et le long des fleuves.

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