Mars à mai 2021 : des prix à la production au plus haut depuis 2013 sous l’effet d’une demande mondiale dynamique et de disponibilités limitées

Annie Delort , SSP

De mars à mai 2021, les prix à la production des produits agricoles poursuivent leur hausse et atteignent des niveaux inégalés depuis 2013. C’est le cas des prix des céréales et des oléagineux, en nette augmentation sur un an, en lien avec des disponibilités limitées en fin de campagne, des craintes quant aux effets des aléas climatiques sur les récoltes et des exportations soutenues vers la Chine. Il en va de même pour les fruits frais dont les cours élevés reflètent la chute des récoltes, conséquence du gel d’avril. La bonne tenue des prix des viandes issues des gros animaux se confirme sur fond de réouverture progressive de la restauration hors foyer, de dynamisme de la consommation de viande et de redressement des prix du porc en lien avec un marché asiatique toujours porteur. L’amélioration des échanges mondiaux des vins s’accompagne d’un rebond des prix. Le marché des produits laitiers est ferme, avec des disponibilités plutôt limitées par rapport à une demande internationale soutenue. Depuis l’automne 2020, le coût des intrants s’accroît, même s’il ralentit par rapport aux mois précédents.

Paru le : 09/07/2021

Mis à jour le : 21/07/2021

Publications nationales

Conjoncture – Lettre

N° 2021-2

Avertissement

Cette version de la Lettre conjoncturelle, en date du 21/07, est modifiée par rapport à celle mise en ligne le 09/07 : elle corrige l'affichage manquant de 2 graphiques sur la première page de la publication.