Dépenses pour protéger l'environnement dans les industries agroalimentaires et les scieries en 2020

L’enquête annuelle sur les dépenses pour protéger l’environnement dans l’industrie (Antipol) permet de mesurer l’effort réalisé dans ce domaine par les industriels. Les résultats présentés ici concernent les industries agroalimentaires et les scieries.

Laurent Apicella, SSP - Bureau des statistiques des industries agricoles et alimentaires

Paru le : 16/01/2023

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N° 2023-1

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En 2020, les industries agroalimentaires (IAA), y compris l’artisanat commercial, ont investi 305 millions d’euros pour protéger l’environnement (dont 24 millions d’euros en études). Hors études, ces investissements augmentent depuis 2018 et cette hausse s’accélère pour atteindre 26 % en 2020. Au contraire, dans l’ensemble de l’industrie, les investissements environnementaux pâtissent de la crise sanitaire et baissent de 3 % en 2020, après une hausse marquée entre 2017 et 2019 (https://www.insee.fr/fr/statistiques/6449924).


On distingue deux catégories d’investissements. Les investissements spécifiques (74 % du total investi) ont pour seul objectif de diminuer ou de supprimer la pollution, tandis que les investissements intégrés (26 %) correspondent à des achats d’équipements moins polluants.


Un quart des investissements et études destinés à l’environnement sont réalisés dans le secteur des produits laitiers. Deux autres secteurs viennent ensuite, avec moins de 20 % des dépenses : la transformation de viande et la fabrication d’autres produits alimentaires (sucre, chocolaterie, confiserie, plats préparés…). Les établissements de 100 à 249 employés réalisent 43 % des investissements et études ; ceux de 20 à 49 employés en réalisent 16 %.
En 2020, les investissements des IAA dédiés à la limitation des gaz à effet de serre ont largement progressé pour atteindre 45 % de l’ensemble des dépenses (31 % en 2019), contrairement aux dépenses liées à l'air (8 % en 2020, contre 13 % en 2019). Par ailleurs, 23 % des établissements déclarent ne pas avoir pu réaliser certains investissements en raison de la crise sanitaire. C’est un peu plus que dans l’ensemble de l’industrie (20 %).


À ces investissements pour protéger l’environnement, s’ajoutent des dépenses courantes qui y sont liées. Comptabilisées tous les trois ans, elles s’élevaient à 474 millions d’euros en 2019, en légère baisse par rapport à 2016. Elles comprennent les dépenses liées aux redevances, au fonctionnement des équipements dédiés, au management environnemental, etc.