Enquête aquaculture 2024

2024, une année contrastée pour l’aquaculture française : conchyliculture en baisse, spiruline en plein essor

Réalisée en 2025, l’enquête Aquaculture 2024 mesure le volume et la valeur de la production commercialisée aquacole en France pour l’exercice comptable 2024. Elle évalue également l’emploi concerné par ces activités.

Faustin Lafage, SSP - Bureau des statistiques des structures agricoles, l’aquaculture et la forêt

Paru le : 09/02/2026

Mis à jour le : 12/05/2026

Publications nationales

N° 2026-4

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Avertisssement

Cette version annule et remplace la version publiée du 9 février 2026 et celle republiée du 13 février 2026 sur le site Agreste, pour corriger des erreurs détectées dans le chapitre « Synthèse » de la présente publication et dans le fichier de données associées, conformément au code de bonnes pratiques de la statistique publique.
Notamment, dans le fichier de données associées, lesdites erreurs ont été corrigées dans les tableaux suivants :

  • Ventes finales des produits de l’aquaculture ;
  • Évolution 2024/2023 des ventes finales de produits issus de l’aquaculture en valeur ;
  • Évolution 2024/2023 des ventes finales de produits issus de l’aquaculture en volume ;
  • Ventes en pisciculture en 2024 par espèce, pour la consommation humaine, à l’export, pour le repeuplement en milieu naturel et en parcours de pêche, hors écloserie/nurserie.
  • Emploi en aquaculture en 2024 (version révisée – mai 2026) ;
  • Emploi en conchyliculture par région conchylicole en 2024 (version révisée – mai 2026) ;
  • Emploi en pisciculture par région en 2024 (version révisée – mai 2026) ;
  • Emploi en culture d’algues et cyanobactéries par région en 2024 (version révisée – mai 2026).

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En 2024, l’aquaculture française compte 143 entreprises, dont 2 615 (soit 83 %) réalisent des ventes directes à la consommation. Ces entreprises ont commercialisé 178 879 tonnes de produits, soit une baisse de 8 % par rapport à 2023, pour un chiffre d’affaires de 870,1 millions d’euros, en recul marqué de 10,7 %. Cette diminution s’explique principalement par les perturbations du marché ostréicole : plusieurs bassins de production, dont celui d’Arcachon, ont été fermés administrativement fin décembre, la levée de ces restrictions n’intervenant qu’à la mi-janvier 2024. Elle reflète également une baisse de la demande, liée aux inquiétudes sanitaires et à un contexte économique morose.

Premier secteur de l’aquaculture française avec 75 % des volumes et 65 % de la valeur, la conchyliculture enregistre une nette baisse en 2024. La production d’huîtres recule de 10 %, s’établissant à 81 383 tonnes, tandis que leur valeur chute de 21 %, à 407,6 millions d’euros, ce qui porte leur prix moyen à 5,01 €/kg. De même, la production de moules diminue de 11 %, à 48 775 tonnes, pour un prix moyen stable de 2,48 €/kg.

La pisciculture affiche une progression notable, portée par le dynamisme de ses segments phares. Les salmonidés (chair), qui constituent le moteur du secteur, voient leur volume augmenter de 13 % pour atteindre 33 255 tonnes, tandis que leur valeur bondit de 17,7 % pour s’établir à 177,87 millions d’euros. Cette tendance haussière est également portée par la pisciculture marine, qui progresse de 12 % en volume (6 619 tonnes) et de 2,6 % en valeur (60,45 millions d’euros). À l’inverse, les poissons d’étangs subissent un recul de 10 % tant en volume (2 949 tonnes) qu’en valeur (14,83 millions d’euros). Enfin, le secteur du caviar présente un bilan plus contrasté avec une baisse de 9 % de ses volumes (41 tonnes) et un léger repli de sa valeur de 3,1 % (28,94 millions d’euros).

Dans cette même dynamique de croissance, la culture d’algues et de cyanobactéries connaît une forte croissance, avec une hausse de 59 % en volume et de 20,3 % en valeur, pour un total de 722 tonnes et 10,89 millions d’euros. Cette progression s’explique principalement par l’essor de la production de spiruline, qui atteint 431 tonnes pour une valeur de 9,2 millions d’euros, portée par une demande croissante en superaliments et en produits naturels.

Enfin, l’aquaculture française emploie 10 061 salariés permanents et 8 226 occasionnels, soit l’équivalent de 10 633 emplois à temps plein (ETP). La conchyliculture concentre la majorité de ces emplois, avec 8 210 ETP. Les entreprises du secteur aquacole restent majoritairement de petite taille, avec une moyenne de 3,38 ETP par structure.