2023 : des productions contrastées, sur fond de détente relative des prix à la production et des intrants
En 2023, les évolutions des volumes des productions nationales sont très contrastées, entre hausse pour les céréales, les oléagineux, les pommes de terre, et la vigne et baisse pour les betteraves, ainsi que pour la plupart des fruits et des productions animales. Dans le même temps, les prix des produits agricoles à la production (IPPAP) reculent sur un an (- 3,0 %), après s’être envolés en 2022 (+ 23,1 %). Ils avaient ainsi atteint des niveaux inédits du fait de la forte accélération des prix des matières premières agricoles et énergétiques, dans le contexte du conflit en Ukraine. Les prix restent toutefois encore élevés, supérieurs de 19,4 % à ceux déjà hauts de 2021. Le repli sur les dix premiers mois par rapport à l’an dernier s’explique en grande partie par le net reflux des prix des céréales (- 27,0 %) et des oléagineux (- 36,1 %) dans le contexte notamment d’une offre mondiale abondante et de forte concurrence des grains russes. S’agissant des vins, la faiblesse de la demande par rapport aux disponibilités, notamment à l’international, pèse également sur les prix. L’évolution des prix des fruits et des légumes est par contre contrastée selon les espèces. Avec des productions animales globalement limitées, les prix sont en hausse en moyenne sur l’année, mais avec une demande peu dynamique dans un contexte de réduction du pouvoir d’achat, les prix s’infléchissent à la baisse en fin d’année. Dans le même temps, les prix d’achat des intrants achetés par les agriculteurs se détendent un peu (- 0,5 % sur un an, après + 22,9 % en 2022) sous l’effet du recul des prix des engrais (- 22,0 %) et de l’énergie (- 4,2 %), et malgré la progression du prix des aliments pour animaux (+ 2,9 %).