En 2025, la production agricole progresse en valeur dans douze régions sur treize (hors DROM), en raison d’une augmentation des volumes et des prix. Cette hausse est portée principalement par la production animale, qui augmente nettement en valeur sous l’effet de la hausse des prix, dans toutes les régions, avec des évolutions particulièrement fortes pour la production bovine et les œufs. La production végétale progresse également en valeur, mais plus modérément : les volumes enregistrent un rebond dans la plupart des régions les plus touchées par les conditions climatiques très défavorables de 2024, mais ce rebond des volumes ne concerne pas toutes les régions, et il a par ailleurs été contrebalancé par une baisse des prix des céréales, de la pomme de terre et de la betterave, qui touche en particulier les régions les plus spécialisées dans ces productions (Centre-Val de Loire, Île-de-France et Hauts-de-France). Les consommations intermédiaires reculent légèrement en valeur en 2025, sous l’effet d’une baisse des volumes, partiellement neutralisée par une hausse des prix. Ce recul s’explique en grande partie par celui des charges d’alimentation animale et d’énergie. Les subventions aux exploitations diminuent en 2025 dans douze régions sur treize, après une hausse dans plusieurs régions en 2024. Au total, la valeur ajoutée brute rebondit en 2025 dans toutes les régions françaises (hors DROM), à l’exception de la Corse. La valeur ajoutée brute au coût des facteurs en termes réels par emploi progresse également au niveau national, après deux années de recul, avec des hausses particulièrement marquées en Bourgogne-Franche-Comté, en Normandie, dans le Grand Est, dans les Pays de la Loire et en Bretagne. Parmi les trois plus grandes régions en termes de production en valeur, cet indicateur dépasse nettement son niveau de 2020 en Grand Est et en Bretagne, mais est 10 % inférieur à son niveau de 2020 en Nouvelle-Aquitaine.